|
Mercredi 21 novembre, des grévistes de la SNCF ont commis plusieurs sabotages sur les lignes de chemin de fer du TGV. Sur les lignes Est et Atlantique, des artères de câble ont été incendiées sur des dizaines de kilomètres. Sur les lignes du TGV Nord et Sud-Est, les commutateurs de signalisation ont été verrouillés tandis que des incendies ont également été provoqués.
Face à ces exactions qui n’ont de comparables que des actes de guerre, la direction de la SNCF et les responsables syndicaux se sont précipités dans les médias pour condamner avec une fermeté non feinte ces actions qu’ils qualifient eux-mêmes de « sabotages extrêmement graves (…) commis par des lâches ».
Voilà donc les dirigeants de la SNCF – patrons et syndicats – habituellement si permissifs et toujours enclins à justifier l’anarchie provoquée pas l’abus de grève, transformés en « père la rigueur » et prêchant le retour à l’ordre public…
A les croire, il y aurait donc, d’un côté, le blocage de tout un pays et un chantage permanent qui seraient les modes légitimes du fonctionnement de la démocratie et, de l’autre, des actes de sabotage : actes délictuels, voire même criminels.
En réalité, toutes ces actions sont l’expression d’une tyrannie qui, aujourd’hui, ne se pratique dans aucun Etat de droit.
|