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Plus de 600 millions d’euros de recettes, des policiers punis par leur hiérarchie s’ils ne récoltent pas assez d’amendes, un système profondément injuste où la répression prime sur la prévention. La sécurité routière se transforme inexorablement en percepteur des impôts plutôt qu’en protecteur des usagers de la route.
Le gouvernement cherche à faire croire que chaque conducteur est un criminel et que dépasser la vitesse maximale d’1 km/heure est le pire des crimes.
La vérité, c’est qu’il est bien plus facile et rentable de réprimer le moindre écart de vitesse plutôt que de s’attaquer aux autres problèmes : somnolence, prévention, ou éducation.
On veut nous faire croire que la diminution du nombre d’accidents est uniquement due à la répression des excès de vitesse alors que c’est la combinaison de plusieurs facteurs : le progrès technologique (ABS, airbags, carrosserie etc.), le port de la ceinture…
La Ligue de Défense des Citoyens a donc lancé une grande enquête nationale afin d’obtenir une réforme du dispositif de répression et de sécurité routière.
Car malgré une répression de plus en plus brutale, il n’y a eu que 89 morts de moins en 2007. Pourtant, le gouvernement prévoit de doubler le nombre de radars alors que les faits prouvent que désormais cela ne sera plus efficace.
Il est grand temps que la sécurité routière s’attaque aux vrais problèmes plutôt que d’être une pompe à fric !
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