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| Avril 2007 |
Les parlementaires s’offrent un golden parachute !
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| Un député qui perd son siège peut désormais percevoir une indemnité de l’Assemblée pendant cinq ans… |
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Il y a parfois des décisions qui, à l’Assemblée, font l’unanimité ou presque : tous main dans la main, tous copains… La dernière en date est la très généreuse « allocation chômage » que nos députés se sont octroyés.
Jusqu’ici, lorsque l’un d’entre eux perdait son siège il continuait à percevoir son indemnité parlementaire durant six mois (5400 euros mensuels).
Et bien, désormais, ce sera dégressif mais pendant… soixante mois ! Presque à vous donner envie de perdre les élections.
Officiellement, cette disposition adoptée sous la présidence de Jean-Louis Debré, a pour objectif de venir au secours des députés qui, à l’issu de leur mandat, se trouvent démunis et frappés par le chômage.
Evidemment, la perte d’un emploi est une réalité cruelle dans notre pays à laquelle sont confrontés beaucoup trop de nos concitoyens. Mais combien de parlementaires se retrouvent réellement sans travail ou, du moins, sans revenus après les élections ?
Sans doute aucun, et pour cause :
1 – Près de 50 % des parlementaires sont issus de la fonction publique. Après leur mandat, ils retrouvent leur emploi automatiquement.
2 – La moyenne d’âge des députés est aujourd’hui de 58 ans, or ils peuvent liquider leur super retraite parlementaire dès 55 ans…
3 – Mais, surtout, plus de 80 % des parlementaires sont des cumulards… Et ce ne sont pas les récentes révélations du député René Dosière sur l’augmentation des indemnités des élus locaux qui vont faire pleurer Margot ! En moyenne, 44 000 euros annuels pour les conseillers de la région PACA, 51 000 pour ceux de la région Aquitaine, 50 800 euros pour les conseillers généraux du Val-d’Oise et 65 000 euros pour les conseillers de Paris !
Même les fonctionnaires peuvent toucher le « chômage »
Enfin, comble de l’indécence, les élus fonctionnaires - protégés par un emploi à vie - peuvent bénéficier de cette « allocation chômage ». Tant que leur traitement est inférieur à l’indemnité parlementaire, l’Assemblée leur reverse la différence en monnaie sonnante et trébuchante.
Même après la vie parlementaire, les privilèges demeurent donc garantis. A quand les mandats à vie ?
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