|
Bercy, dans le cadre de la présentation du projet de Loi de finances pour 2007, a publié quelques chiffres sur l’évolution des prélèvements obligatoires. De 2004 à 2006, le taux global des prélèvements, par rapport au produit intérieur brut, a progressé de 0,6 %. En d’autres termes, et compte tenu de l’inflation, les impôts ont augmenté de 4,2 milliards d’euros, soit 180 euros par famille française.
Pour justifier cet écart, le ministère des Finances invoque les efforts qui ont été consentis pour maîtriser l’endettement du pays. Plutôt spécieux, lorsque l’on sait que, sur cette période, la dette a, pour sa part, augmenté de plus de 100 milliards d’euros et qu’elle atteint, désormais, presque 1 200 milliards d’euros !
Ainsi, le constat est clair : une fois de plus, le gouvernement n’a pas tenu ses promesses, mille fois réitérées, de maîtrise des dépenses publiques et de baisse des impositions.
Voilà de quoi contrarier les éternels optimistes de la vertu budgétaire. Mais, en terme d’abus de confiance, il y a encore plus provocant. Sans que cela ne fasse la moindre vague médiatique, le gouvernement a prévu la création, pour le 15 novembre de cette année, d’une nouvelle taxe sur la consommation. Plus de 30 000 produits vont être surtaxés. 1,50 € pour le vélo de votre enfant, 1 € pour votre ordinateur, 4 € pour un chauffe-eau, 6 € pour un lave-vaisselle, 13 € pour un réfrigérateur, etc.
L’idée est bien évidemment très noble. Il s’agit cette fois de sauver la planète… Les produits de cette taxe sont prévus pour le recyclage des matériaux. Un prétexte qui ne trompe personne dans la mesure où la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui a littéralement explosé au cours de ces dernières années, est déjà prévue à cet effet.
|