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Les syndicats du public sont en train de sacrifier le pays tout entier pour préserver des avantages corporatistes scandaleux et défendre l'indéfendable.
Pourquoi prennent-ils en otage des millions de citoyens par leurs grèves à répétition d'octobre et novembre ?
Premier motif de grève : la réforme des régimes spéciaux de retraite (EDF, SNCF, RATP,…).
Le gouvernement propose juste de les écorner très légèrement en passant la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans – dans le privé, la durée passera bientôt à 42 ans.
Il n'est même pas question de revenir sur tous leurs autres avantages, comme le calcul de leur retraite sur les derniers mois de salaire au lieu des 25 meilleures années comme c'est le cas dans le privé.
Ces seuls privilèges retraite coûtent 8,5 milliards d'euros aux salariés du privé et aux contribuables.
Deuxième motif de grèves des fonctionnaires : la réduction des effectifs et la politique salariale.
Le gouvernement a annoncé la suppression de 22.900 postes de fonctionnaires en 2008, soit moins de 1 % des effectifs de l'Etat. A mettre en perspective avec l'augmentation faramineuse de la bureaucratie en France : le nombre de fonctionnaires a augmenté de 35 % depuis 1980.
Quant au salaire moyen il est plus élevé de 14 % dans la fonction publique que dans le privé.
Tout ça, évidemment, au frais des contribuables.
Et pendant que les syndicats bloquent ces embryons de réforme, la France continue à s'enfoncer : les finances publiques sont dans un état catastrophique, avec une dette qui dépasse 1 200 milliards d'euros et les Français sont écrasés d'impôts : plus 30 % en 30 ans.
La Ligue de Défense des Citoyens appelle tous ceux qui veulent faire cesser ces blocages odieux à participer à la contre-manifestation organisée à Paris le dimanche 18 novembre.
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