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Seuls les citoyens informés peuvent organiser leur défense.
La ligue de Défense des Citoyens vous propose une sélection d'ouvrages, récents ou anciens, qui offrent une analyse critique du mode de fonctionnement de l’Etat et de son administration .
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| Livre |
L’argent noir des syndicats |
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L’argent noir des syndicats, Editions Fayard (2008), par Roger Lenglet, Christophe Mongermont et Jean-Luc Touly.
Cette fois-ci la critique provient directement de la source : deux délégués syndicaux, FO et CGT, ainsi qu’un philosophe-journaliste dénoncent les pratiques mafieuses du monde syndical.
Il faut dire que le monde des syndicats est plein de surprises. Les auteurs de l’ouvrage en balaient plusieurs… La caisse de l’UIMM qui sert de pompe à fric pour « fluidifier les relations sociales », le comité d’entreprise de la SNCF qui « emploie » plusieurs centaines de syndicalistes et qui voit chaque année plusieurs millions d’euros « disparaître ». Ces comités d’entreprises justement, un monde à part complètement contrôlé par les syndicats avec des centaines de millions d’euros à dépenser. Le budget annuel du CE d’EDF est de 480 millions d’euros, celui de la SNCF de 90 millions, France Télécom, 153 millions tandis qu’à la Poste il dépasse les 300 millions.
Les auteurs décrivent aussi le monde des entreprises de ménage phagocyté par les organisations syndicales et par les délégués qui voient leurs salaires doubler du jour au lendemain, les licenciement dorés des syndicalistes les plus chevronnés dont les indemnités peuvent atteindre plusieurs millions d’euros ou bien l’argent consacré à la formation professionnelle et dont plus de 170 millions d’euros sont confisqués chaque année par les syndicats. De même, ils dénoncent les financements directs ou indirects proposés par les mairies, le 1 % logement, les scandales des caisses de retraite, les mises à disposition ou l’attribution des marchés publics qui est contrôlée en très grande partie par les syndicats.
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| Bande dessinée |
AUX FRAIS DE LA PRINCESSE |
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Aux frais de la princesse, Enquête sur les privilégiés de la République
Yvan Stefanovitch, JC Lattès, 2007
Dans son livre : « Aux frais de la princesse », Yvan Stéfanovitch n’y va pas avec le dos de la petite cuillère. Il appuie là où çà fait mal : les privilèges de la haute fonction publique.
Dans ce domaine, on pensait avoir tout lu, tout entendu… Et bien, nous ne sommes pas au bout de nos peines ! Du lustre de l’Elysée, aux faveurs du Sénat, en passant par les passe-droits du Conseil d’Etat et des corps diplomatiques, tous les avantages, en espèces ou en nature, des « serviteurs » de l’Etat sont révélés au grand jour : appartements, primes, traitements, détachement, etc. C’est à désespérer.
Néanmoins, cet ouvrage a un immense mérite. Celui de répondre à notre interrogation : comment se fait-il que notre pays soit devenu si difficile à réformer ? La réponse tient en quelques mots : nos grands commis sont beaucoup trop nombreux à "vivre sur la bête" !
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| Bande dessinée |
S.O.S. BONHEUR |
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GRIFFO - Van HAMME , édition intégrale, Dupuis, 2002
Dans cette bande dessinée, le scénariste Jean Van Hamme décrit une société placée sous l’entier contrôle de l’administration pour le plus grand « bonheur » des hommes et de l’humanité…
La Sécurité sociale est en faillite, plutôt que de réformer le monopole, il suffit d’interdire aux citoyens de tomber malade et d’instaurer un maximum de contrôles pour prévenir toutes maladies. Interdit de fumer, interdit de boire de l’alcool ou même de prendre une bonne entrecôte… Tout le monde doit suivre les régimes prescrits !
Contre la pollution et les embouteillages, les vacances nationalisées sont organisées par un ministère prévu à cet effet.
La démographie nécessite la vigilance de l’Etat qui mène une politique malthusienne de contrôle des naissances. Les enfants nés en dehors des quotas sont déclarés « illégaux ». Enfin, les journalistes et les écrivains sont agréés et invités à diffuser la « bonne pensée ».
Ce monde est-il si loin de notre réalité ? Jean Van Hamme l’a imaginé au cours des années 1980. A l’époque, ce scénario faisait plutôt penser à « 1984 » d’Orwell et à d’autres romans de fiction. Mais, depuis, la bureaucratie et la pensée unique ont fait leur chemin… Et certains éléments sont criants d’actualité. Qui pourrait nier, aujourd’hui, le zèle de l’administration pour nous ficher, nous contrôler et nous encarter ?
Chacun est peut-être libre d’écrire ce qu’il veut mais à charge pour lui de trouver un éditeur… Et s’agissant de la politique de santé et de la sécurité sociale, cet ouvrage se révèle ni plus ni moins prophétique…
S.O.S. Bonheur est un ouvrage à diffuser. Il rappelle que de l’utopie à la « dystopie » la frontière est mince et que dans l’idéologie socialiste le rêve des intellectuels est systématiquement le cauchemar des peuples.
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| Livre |
Le jour où la France a fait faillite |
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Philippe Jaffré et Philippe Riès, Grasset, 2006
Philippe Jaffré, inspecteur des finances et ancien président d’Elf-Aquitaine, et Philippe Riès, journaliste, présentent un ouvrage de finance et de politique fiction. Nous sommes en 2012, la dette publique n’a cessé de progresser et la France ne trouve plus de créanciers. Humiliés, les pouvoirs publics doivent quémander auprès de l’Union européenne et du FMI pour trouver un soutien financier. En contrepartie, des réformes drastiques sont engagées : abolition du statut de la fonction publique, réduction de 60 % du nombre de fonctionnaires, privatisation des hôpitaux et de l’Education nationale. Même l’Airbus présidentiel est saisi par un créancier de l’Etat soucieux de recouvrer son dû et la Joconde est livrée aux enchères…
La production française, malgré ces remèdes de cheval arrivés trop tard, a reculé de 30 % et les chômeurs sont désormais 5 millions.
Cet ouvrage donne une vision très pessimiste de notre proche avenir mais il n’est pas pour autant irréaliste. Il y a effectivement belle lurette que les comptes de l’Etat français sont dans le rouge vif et la fine expertise des deux auteurs rend souvent le récit crédible…
Enfin, au fil des pages, on se remémore inévitablement que l’Argentine a connu, encore récemment, un tel scénario.
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| Livre |
Du bon usage de la guerre civile en France |
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Jacques Marseille, Perrin, 2006
Jacques Marseille, Professeur d’histoire de l’économie à la Sorbonne, jette un regard d’historien sur la crise politique qui secoue aujourd’hui notre pays. Pour lui, aucun doute, "ça va péter !" Reste à savoir quelle forme prendra effectivement cette rupture.
A grands renforts de comparaisons et de rappels historiques : les jacqueries, la Fronde, la Révolution, les journées de juin 1848, la Commune, la fin de la IVe République, etc., l’auteur dresse un tableau assez édifiant de la guerre civile larvée qui prend forme sous nos yeux.
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| Livre |
Plus Encore ! |
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François de Closets, Fayard / Plon, avril 2006
Vingt-cinq ans après le choc provoqué par son ouvrage Toujours Plus (1982), François de Closets remet les pieds dans le plat. A l’époque, l’auteur avait brillamment démontré que, contrairement aux idées reçues, le modèle social français était perverti et profitait essentiellement à une frange de la population qui, totalement coupée des réalités économiques, s’offrait des conditions de vie toujours meilleures, au grand détriment des Français, en bénéficiant de situations de monopole et en abusant d’un pouvoir de nuisance.
Aujourd’hui, le constat est encore plus amer. Loin de remédier à ces dérives, les politiques menées au cours des dernières décennies ont accentué les iniquités. Les grands perdants sont désormais nos enfants qui, déjà frappés de plein fouet par le chômage, devront payer, demain, les errances d’une génération.
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| Livre |
Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus |
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Professeur Philippe Even, Professeur Bernard Debré, le cherche midi, 2002
Deux des plus grands professeurs de médecine de notre pays tirent la sonnette d’alarme sur l’état extrêmement critique dans lequel se trouve notre système de santé. Le diagnostic est sans appel : "Hier la première du monde, notre médecine ne sera bientôt qu’un champ de ruines : dépenses galopantes ; urgences débordées ; pléthore extravagante d’hôpitaux souvent délabrés et sous-équipés ; pénurie sévère et désengagement des infirmières et des médecins ; prolifération d’un cancer administratif et informatique envahissant ; manque de lits pour les convalescents, les vieux et les handicapés", etc. Comment sommes-nous arrivés à une telle extrémité ? Les auteurs l’expliquent par la politique hyper centralisée qui a été développée sans aucune cohérence dans le secteur de la santé, une politique "purement administrative et comptable" menée "à courte vue, sans lucidité ni courage, en mêlant gaspillages insensés et restrictions injustifiées".
Pour autant, et c’est la force de cet ouvrage, les auteurs ne sont pas fatalistes. Ils proposent, grâce à leur expertise sans équivalent, des solutions pour sortir de ce cercle vicieux.
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| Livre |
Le terrorisme intellectuel, de 1945 Ã nos jours |
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Jean Sévillia, Perrin, 2000
Jean Sévillia, journaliste et rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, dénonce de façon très convaincante, comment, depuis un demi siècle, un petit milieu monopolise l’information et impose une pensée unique qu’on ne peut contester, sans risquer de se voir reléguer au ban de la société. "Le terrorisme intellectuel est une mécanique totalitaire. Pratiquant l’injure, l’anathème, le mensonge, l’amalgame, le procès d’intention et la chasse aux sorcières, il fait obstacle à tout vrai débat sur les questions essentielles qui engagent l’avenir".
Le réquisitoire est d’autant plus intéressant que rares sont en France les journalistes qui ont le courage de s’élever contre cette dictature douce et insidieuse tant, il est vrai, ils en sont les complices ou, au contraire, les premières victimes.
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