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Pour le renouvellement de son investiture, le Président de la République, Jacques Chirac, s’était engagé à baisser l’impôt sur le revenu d’un tiers. Evidemment, comme chaque fois, la promesse n’a pas été tenue… La réduction, si elle a bien eu lieu, a été dérisoire. Pour autant, et non sans aplomb, les membres du gouvernement n’ont cessé de vanter cet « effort » qu’ils n’ont pas manqué de présenter comme étant la preuve du retour à la « vertu budgétaire ».
La ficelle est un peu grosse et mérite d’être dénoncée. Les recettes de l’impôt sur le revenu, si elles sont déjà conséquentes (56,4 milliards d’euros) ne représentent que 7,5 % des prélèvements obligatoires, rien à voir, par exemple, avec le montant de la TVA qui atteint le triple, c’est-à-dire 162,5 milliards d’euros, ou les cotisations sociales qui s’élèvent à 360,3 milliards d’euros.
LES IMPOTS EN 2005
| Type de prélèvements |
Montant en
milliards d’€
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Part des
prélèvements obligatoires
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| Impôt sur le revenu |
56,4
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7,5 %
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| TVA |
162,5
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21,6 %
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| Cotisations sociales |
360,3
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47,9 %
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dont CSG
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72,0
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9,6 %
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| Total des prélèvements obligatoires |
752,2
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100 %
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L’impôt sur le revenu, impôt direct et déclaratif, est beaucoup moins indolore que les taxes sur la consommation ou que les cotisations sociales qui sont prélevées à la source. C’est «l’impôt qui fait mal», les Français ont donc tendance à très largement surestimer son importance par rapport aux autres prélèvements. Nos hommes politiques le savent et en jouent. En entretenant la confusion « l’impôt sur le revenu va être réduit » donc « les impôts baissent », ils trompent aisément les foules qui pensent être enfin soulagées de tout leur fardeau.
Malheureusement, au cours des cinq dernières années, les impôts n’ont cessé d’augmenter. En 2006, le gouvernement a prélevé 784,4 milliards d’euros dans la poche des Français, contre 667,8 milliards en 2002. Déduction faite de l’inflation, cela fait 68 milliards supplémentaires, plus que… l’impôt sur le revenu !
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